Dire non sans mettre en péril sa carrière

Encore un taff urgent ? Tu crois vraiment que tout peut-être fait tout de suite ?

Si vous êtes comme tout le monde, vous vous sentez probablement surchargé de boulot et sous-estimé. Vous avez une tonne de choses à faire qui continue de s’empiler quoi que vous fassiez pour gérer le flux. Le guide du débrouillard vous propose d’essayer une idée radicale : essayer de dire non. On va vous expliquer comment dire non sans mettre votre chef en colère ni risquer de vous faire renvoyer.

Dire non n’est pas une fin en soi et n’implique pas forcément un manque de respect. Ce “non” peut simplement signifier que vous êtes débordé et que votre supérieur doit vous aider à fixer des priorités dans votre travail. Clairement, cette technique ne fonctionne pas avec les chefs considérant que “tout est important”. Personnellement, ce que j’ai appris en dirigeant une équipe, c’est qu’une des responsabilités fondamentales d’un manager c’est d’aider les salariés à décider de ce qui doit être fait immédiatement et de ce qui peut attendre plus tard. Bizarrement, ce n’est pas forcément les tâches pour lesquelles on crie le plus qui sont les plus urgentes.

Personne ne vous suggère de renvoyer votre chef à son bureau la prochaine fois qu’il vient vous demander quelque chose avec un “je suis trop occupé” bien senti. Non, il est bien plus efficace de lui montrer quelle est votre charge de travail actuelle. Faites-lui savoir que s’il vous confie une tâche supplémentaire, il y a un risque pour qu’une de celles en cours soit mal faite ou ne soit pas achevée dans les délais prévus. Demandez-lui de l’aide pour décider quelle est la tâche la plus importante de façon à ce que vous puissiez – au moins – vous assurer que l’essentiel est fait dans les délais.

PrioritésCe n’est pas aussi direct que de dire “non, désolé” mais c’est le même message que vous faites passer : vous avez assez de pain sur la planche et si vous y ajoutez encore quelque chose il va falloir décider de ce qui en sort. De cette manière, même si au final vous êtes obligé de dire oui, vous aurez au moins la satisfaction d’avoir un peu de temps aménagé pour le faire plutôt que de vous retrouver rapidement surmené. Dans tous les cas, vous aurez au moins des priorités claires.

Si vous devez gérer vous-même votre travail, c’est encore plus simple. Chris Brogan va même plus loin et vous suggère de répondre clairement : “Merci d’avoir pensé à moi mais je vais devoir décliner.” Il propose ensuite de faire passer le projet à un autre collègue qui appréciera ce type de projet. Il considère – à raison – qu’il vaut mieux dire non plutôt que d’accepter un boulot qu’on ne pourra réaliser correctement et devoir derrière assumer les conséquences de l’échec.

En définitive, le plus important est d’être ouvert à la négociation tout en restant claire sur le fait que vous avez déjà des priorités et qu’il vaudrait mieux ne pas vous ajouter du travail. Rappelez-vous, dire non avec tact ne signifie pas que vous allez toujours vous la couler douce au boulot. Par contre, vous devriez pouvoir mieux gérer ce qu’on vous confie et à quel rythme ça arrive sur votre bureau.

 

Cette débrouillardise a été dénichée sur ChrisBrogan.com.

 

Julien

Julien

Diplômé de sociologie, rompu à la relation client, ancien dirigeant de start-up, je conseille aujourd'hui les entrepreneur-se-s dans leurs choix stratégiques.
Julien

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